CORNEILLE

Corneille © Marciano Contemporary
Artist Corneille Oiseau | Acrylic Sculpture COBRA yellow jaune | Mickaël Marciano Art Gallery Paris

Oiseau


Acrylique sur bois
90 x 108 x 9 cm

Artiste Corneille Chat | COBRA Bird Cat Acrylic Sculpture Painting Wood | Galerie Mickaël Marciano Art contemporain Paris

Chat 


Acrylique sur bois
90 x 105 x 17 cm

CORNEILLE

BIOGRAPHIE

«ismes » anachronique

Guillaume Cornelis van Beverloo, dit Corneille, est né de parents Hollandais en 1922 à Liège en Belgique. En 1943 il intègre l’école des Beaux-Arts d’Amsterdam, puis débute au cours de l’année 1946, ses premières expositions personnelles. L’enseignement qu’on lui prodigue ne lui convient pas. Il le juge trop académique et aspire alors à une expression artistique plus libre. C’est pourquoi il décide à cette époque, de s’affilier au courant des surréalistes. Mais là encore, le jeune artiste ne s’y retrouve pas. Animé par son irrépressible envie de liberté, Corneille décide de suivre son propre chemin. Accompagné d’un cercle d’artistes tout aussi avides de confronter leur vision conceptuelle aux dogmes artistiques d’antan, ils donnent naissance au mouvement CoBrA. Karel Appel, Constant Nieuwenhuis, Asger Jorn, Dotremont et Corneille en sont notamment à l’origine. À ce groupe se joignent bientôt des poètes, des peintres et des écrivains dont Jacques Doucet et Pierre Alechinsky.

CoBrA

En accord avec l’éclectisme du mouvement, Corneille expérimente divers genre artistique. Ses paysages évolueront notamment vers l’abstraction. Après la dissolution du groupe en 1951, Corneille revient à la figuration et à une certaine enfance de l’art. Il regarde avec intérêt les réalisations de Paul Gauguin et de ses consorts. Au cours des années 1960, il effectue de nombreux voyages. La luxuriance de la nature des paysages d’Afrique et d’Amérique du Sud le subjuguent. Le vocabulaire expressionniste et passionné de la période CoBrA semble alors être le plus à même pour retranscrire son émerveillement. Sa palette s’orne de tons chauds. Les couleurs sont vives et chatoyantes. Le dessin est quant à lui cerné d’un épais trait noir. Il cloisonne, voir ordonne, le libre emploi des couleurs. Stylistiquement proche de CoBrA mais éloigné iconographiquement parlant, Corneille aspire à s’en dissocier. La peinture de CoBrA, qui privilégie les lignes serpentines, est constituée d’un bestiaire fantastique où la profusion des monstres crée un effet inquiétant. Rien de tel chez Corneille où le monde animal semble être vu à travers les yeux d’un enfant.

L’oiseau nomade

Les années passant, son univers s’empreint d’un lyrisme de plus en plus accentué. L’artiste construit une iconographie singulière, caractéristique de son univers : L’oiseau le symbolise, le soleil et le serpent représentent quant à eux les sexes féminin et masculin. Les réalisations de Corneille sont pures et enfantines. Mais ne cédons pas à cette apparente élémentarité. L’art de Corneille ne se résume pas seulement à une éclatante palette. C’est un univers lyrique, codifié par une iconographie d’une rare singularité. 

Corneille est inhumé le 9 septembre 2010 au cimetière d’Auvers-sur-Oise, près de la tombe de Vincent Van Gogh. Ses œuvres auront marquées l’histoire de l’art. Notamment exposées au Centre Georges Pompidou, au musée d’art Moderne ou encore au COBRA museum, elles sont également disponibles à la vente au sein de la Galerie Mickaël Marciano.

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